Nous sommes quatre

À compter de cet été, nous serons quatre au Bungalovv. Mais… nous le sommes déjà – dans mon corps, dans nos coeurs à tous les trois et déjà un peu dans la maison. Un bébé en pleine santé grandit tranquillement dans mon ventre depuis 24 semaines. L’arrivée officielle de BébéTigre est prévue pour la fin mai.

BébéTigre

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Une recette qui change une vie : une sauce bolognaise à la mijoteuse

S’il y a trois secrets de polichinelle à propos de moi, ce sont les suivants : ma recette personnelle de sauce tomate de luxe est absolument délicieuse, je ne suis pas du tout une fan de tofu et j’adore cuisiner à la mijoteuse. C’est trois informations pourraient sembler n’avoir aucun intérêt ni lien entre elle, mais elles se sont pourtant rencontrées dans le twilight zone où la vie nous amène parfois : une recette qui change une vie.

Oui. Ça se peut. Des recettes de ce calibre, il en existe peu. Je vous en présenterai d’autres dans les semaines et mois à venir, mais j’ai choisi de commencer par celle-ci parce que c’est la plus surprenante dans ma vie!
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Une berceuse (2)

Ça grandit si vite. Bientôt quatre ans! Une chose ne change pas : la chanson du soir est un rituel fondamental auquel PetitRenard tient plus que tout. Moi qui ne suis pas une experte en berceuses, je possède toutefois une culture musicale assez vaste que j’ai choisi d’explorer avec fiston à cette heure magique où, malgré la fatigue, il fait preuve d’une grande réceptivité. Si des chansons préférées sont réclamées chaque soir, d’autres reviennent souvent. On ne peut toutefois pas esquiver la demande incessante de nouveauté. Lire la suite

Première propriété – des tonnes de premières fois

C’était tellement une grosse nouvelle que je n’ai pas eu le temps de l’annoncer convenablement: Chéri et moi étions plutôt en train de gérer cette nouvelle et tous ses impacts dans notre vie. Roulement de tambours……… Nous avons acquis un chouette bungalow à Ahuntsic. Nous voici maintenant propriétaires et déjà occupants de notre première propriété – et nous restons dans le même quartier! Émotions fortes, premières fois, grandes responsabilités et nouvelles habitudes au programme. Commençons par le début mais faisons une histoire courte.  Lire la suite

ReFeLeMeLe… ou pas

La dernière fois ça a fonctionné. Écrire, je veux dire. Quand je ne dormais pas et que je ne m’amusais pas tant. Je prends la chose avec un peu plus de légèreté cette nuit, comme en fait foi la référence « musicale » du titre, et je me lance sur Facebook. Ben oui.

Ça fait que j’ai joué à la graphiste et j’ai patenté du visuel. Pis si je ne vous avais pas encore invités à aimer ma page Facebook, ben je viens de le faire!

C’est ici –> facebook.com/pistoutte. Il n’y a pas grand-chose pour l’instant, mais je vous assure qu’on va s’amuser!

En plus de vous laisser un verre d’oreille, moment épique de la carrière de RBO.

Faque c’est ça.

Fin?

Les insomniaques ne s’amusent pas tant

bonheur-detre-insomniaqueCette semaine, j’ai toutte essayé, pis toutte encore : compter les moutons, respirer profondément et respirer un bol d’air frais, faire mes étirements de physiothérapie, lire, écouter de la musique, regarder la télé, regarder mon fils dormir, manger, boire beaucoup d’eau, prendre une marche et prendre une douche. Rien n’y fait quand me prend l’insomnie. Il n’y a plus qu’à laisser passer le temps.

En convalescence d’une opération, certes mineure, j’ai quand même besoin de tout mon sommeil pour récupérer! Dire que je pourrais en plus banquer du beauty sleep… mais non… Pour la x-i-ème fois en deux semaines, je n’arrive pas à fermer l’oeil de la nuit. (Et je ne suis pas enceinte.)

En fait, il n’y a qu’une chose que je n’ai pas encore tentée, et j’ai eu amplement le temps d’y penser : écrire.

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Sa mère

Les moments où on réalise qu’on est comme sa mère. Il y a la génétique, comme la longueur des jambes ou la petitesse des mains (qui vient du côté paternel dans mon cas mais bon…), la physionomie générale. Mais ça va plus loin. La manière d’accoucher? Je n’ai fait aucune recherche et je ne prétends absolument pas à la généralisation de mon histoire (un autre billet que je n’ai pas encore écrit, où je raconterai qu’il m’est arrivé pratiquement la même chose que ma mère: la grossesse parfaite a fini en césarienne), mais c’est quand même marrant, non?!

Et puis il y a tout le reste. L’attitude, face à la vie et l’adversité, face à la maternité surtout. Les réflexes. Les perceptions. La réactivité. La sensibilité. Faut pas se le cacher, la mère est l’agent de socialisation numéro uno pour la plupart des gens dans la majorité des sociétés. Pourtant, dans la littérature et dans l’univers de la grossesse féerique destinée à la future maman qui flatte sa bedaine en buvant une tisane au pays des pouliches, on répète comme un mantra lobotomisant que « c’est normal de ne pas vouloir répéter les erreurs de sa mère et de vouloir faire mieux qu’elle ». Qu’on l’écrive dans des Larousse et qu’on le dise publiquement dans des cours prénataux m’horripile.

Minute, papillon! Avec tous les mauvais plis que nous avons pris et reproduits au fil de temps, nos petits défauts de fabrication et notre identité unique, si nous sommes les enfants de nos parents et voués à subir une socialisation fulgurante, nous sommes d’abord et avant tout dotés d’intelligence et capables de nuance.

Chaque rencontre avec de tels propos, j’ai la nausée. C’est physique. Je deviens presque mauvaise. De deux choses l’une.

J’imagine qu’il y a des situations, « des cas », où sa mère à fait des erreurs flagrantes. J’ose toutefois espérer qu’il s’agisse d’exceptions; les statistiques me donnent raison. Abus, abandon, violence, rock’n’roll et pauvreté et j’en passe : ces histoires ne sont pas « normales » en ce sens qu’elles ne sont ni la norme, ni souhaitables, ni n’est-il souhaitable qu’elles deviennent la norme. Dès l’or, comment peut-on dire qu’il est « normal » de vouloir faire mieux que sa mère?!

À l’autre bout du spectre, comment une femme élevée dans une situation familiale pas-parfaite-mais-pas-infernale peut-elle proférer de telles absurdités, aussi mesquines que rancunières, inévitablement blessantes, à l’égard de sa mère? Ça me dépasse. C’est admettre qu’on est un échec que de dire que ça de sa mère non?

Quant à moi, c’est tout l’inverse. If I can be half the mother my mom was (and is!) to me and my siblings, I’ll be the proudest. Je n’idéalise pas ma mère; elle n’est pas parfaite. Je relativise : elle a toujours fait de son mieux avec la main que la vie lui a donnée et en assumant ses choix. Être mère, c’est exercer le boulot le plus exigent du monde. Ma mère a fait des sacrifices. Elle a espéré qu’on réussisse là où elle estime avoir échoué, elle a rêvé que nous réalisions nos rêves et à porté nos rêves à bout de bras. Elle m’a enseigné une valeur fondamentale: me respecter et m’aimer moi-même, d’abord et avant tout, pour pouvoir prendre ma place de manière positive et contribuer au monde à la hauteur de mes capacités et de mes aspirations.

Je trouve qu’elle a réussi : je suis un assez bon produit. ;) Ma mère est du même avis, puisque aujourd’hui, elle est fière de ses enfants. Je le sais parce qu’elle nous le dit.

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Et la semaine passée, toute ma petite famille est allée chez mon frère cadet, rencontrer le plus jeune membre de sa famille : Filleul, 1 semaine. Chéri et moi avons apporté le souper (notre fameuse sauce à spaghetti à la saucisse italienne et de tous aussi célèbres muffins aux bananes, canneberges et chocolat pour la famille (mais surtout pour ma belle-sœur, la nouvelle maman). Ma mère était passée la même journée voir son petit-fils tout neuf; elle a apporté des muffins aux dattes et bananes…

Je ne veux pas être meilleure que ma mère. Je ne veux pas non plus devenir ma mère. Je suis qui je suis, et je suis fière d’où je viens.

Je suis fière d’être la fille de ma mère. Elle le sait parce que je lui dis, mais on ne dit jamais assez ces choses, comme on ne dit jamais assez je t’aime.

Ce qui me rend le plus fière, et ce qui m’impressionne et m’inspire le plus, c’est que malgré toutes les chicanes, les portes claquées, les angoisses nocturnes pendant que sa fille est dans les bars ou Dieu-sait-où, malgré la distance pendant les études universitaires, les divergences idéologiques, ma mère est aujourd’hui une de mes plus grandes amies. Malgré toute cela, ou peut-être grâce à toutes ces épreuves que nous avons surmontées. Dans un cas ou dans l’autre, ma mère a toujours été là pour moi. Sa résilience, Sa patience et son amour ont contribué à faire de moi la femme que je suis.

Bonne fête des mères, Mom. Je t’aime. Et merci.