Histoire d’un AVAC réussi – première partie

Comme j’ai la chance d’avoir vécu un AVAC réussi et parce que j’en demeure un peu troublée, j’ai choisi de vous en parler. C’est en partageant et en communiquant ses émotions qu’on grandit, non? J’ai surtout très hâte de lire vos réactions et témoignages, tous sexes confondus, expérimentés, érudits ou simplement curieux que vous êtes en la matière.

Note importante : ce billet comporte des scènes d’intimité féminine et des détails sans équivoque sur la fin d’une grossesse et l’accouchement. Âmes sensibles s’abstenir, tous sexes confondus. J’insiste: ceci n’est qu’un témoignage, pas une prise de position, puisque l’important est d’avoir un bébé et une maman en santé, pas de savoir par quel orifice ou par quels moyens le petit est sorti…

Commençons par la question qui vous brûle les lèvres : un quoi?! Un AVAC : accouchement vaginal après césarienne. L’acronyme est presque poétique par opposition à la force de l’image mentale de la description, vous ne trouvez pas? La fierté de l’avoir réussi, par rapport à un accouchement vaginal «normal», relève de la pression du système exercé sur la mère et des risques naturels d’une telle procédure. En effet, d’un côté, l’accouchement naturel apparaît pour certaines comme un objectif en soi tandis que de l’autre, on sent une nette tendance à la césarienne planifiée pour les récidives en raison de la prévisibilité de l’accouchement et des risques de l’AVAC, dont la rupture utérine. J’y reviendrai.

Voici donc l’histoire d’un AVAC réussi par lequel BébéTigre est arrivé dans ce monde.

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Quatre ans

Mon PetitRenard a eu quatre ans la semaine passée! 4 ans…

48 mois.
208,7 semaines.
1461 jours.
35 064 heures, ou environ 1000 semaines de travail!
2 103 840 minutes.
126 230 400 secondes.

Ça dépasse l’entendement.

Depuis la moitié de sa vie, on ne compte presque plus son âge en mois – 24 mois. Et définitivement plus à compter de 36 mois. Dans notre cas, c’est allé avec la taille des vêtements et ça fait déjà longtemps qu’on porte des tailles en « ans ». Mais je ne serais pas prête à en arriver à 5 ans malgré cela! Chaque chose en son temps. (Ah, comme on y revient. Inlassablement.)

Pour le moment, le jalon que nous vivons m’émeut et me rend fière. Ce n’est pas seulement l’anniversaire de la naissance de notre PetitRenard; c’est aussi celui de ma parentalité et de celle de Chéri; c’est derechef celui de notre nouvelle vie ainsi que celui de la fondation de notre famille. C’est ça, la marque de l’aîné? Lire la suite

Omerta à propos d’une grossesse : la durée

Au cours d’une grossesse, il y a des moments d’une magie indicible : apprendre la nouvelle, entendre son coeur pour la première fois, le voir bouger et peut-être même avaler lors des échographies, le sentir bouger pour la première fois (et les dix premières fois, mettons), chercher un nom, préparer la chambre. Prendre son enfant dans ses bras pour la toute première fois.

Dans les livres, malgré quelques avertissements, on nous présente la grossesse comme une période féérique au cours de laquelle la femme se flatte la bédaine sous des arc-en-ciels de licornes qui dansent. FAUX.  Il existe plusieurs secrets bien gardés au sujet de la grossesse. Une omerta épaisse entoure ce passage vers la famille! Les désagréments peuvent être nombreux, inattendus et violents. Si je n’ai pas « aimé » être enceinte, c’est en grande partie en raison de mon ignorance de plusieurs faits brutaux que j’ai eu le déplaisir de découvrir en cours de route. En tête de liste : la durée de la grossesse. Lire la suite

Les insomniaques ne s’amusent pas tant

bonheur-detre-insomniaqueCette semaine, j’ai toutte essayé, pis toutte encore : compter les moutons, respirer profondément et respirer un bol d’air frais, faire mes étirements de physiothérapie, lire, écouter de la musique, regarder la télé, regarder mon fils dormir, manger, boire beaucoup d’eau, prendre une marche et prendre une douche. Rien n’y fait quand me prend l’insomnie. Il n’y a plus qu’à laisser passer le temps.

En convalescence d’une opération, certes mineure, j’ai quand même besoin de tout mon sommeil pour récupérer! Dire que je pourrais en plus banquer du beauty sleep… mais non… Pour la x-i-ème fois en deux semaines, je n’arrive pas à fermer l’oeil de la nuit. (Et je ne suis pas enceinte.)

En fait, il n’y a qu’une chose que je n’ai pas encore tentée, et j’ai eu amplement le temps d’y penser : écrire.

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C’est tellement difficile

C’est tellement difficile de réussir à tout faire. J’ai l’impression de faire les choses à moitié ces temps-ci, de ne pas accomplir ce que j’entreprends à la hauteur de mes attentes. Suis-je trop dure avec moi-même, trop exigeante?

Une liste de défis, voire d’épreuves, pas en ordre de priorité ni de causalité, dans aucun ordre particulier. Lire la suite

Une soirée parfaite

Ça arrive tellement peu souvent que ça mérite une entrée au journal: une soirée parfaite.

D’abord, je mentionne que mon petit garçon est devenu grand aujourd’hui. C’était sa première journée dans le groupe des 18-36 mois à la garderie. Ce changement en implique plusieurs autres: se rendre à la garderie à pieds plutôt qu’en poussette en raison de l’espace de rangement limité sur place et réservé aux poupons, passer du crochet pour les vêtements au casier avec banquette où s’asseoir pour mettre les souliers et les bottes, faire la sieste sur un tapis plutôt que dans un lit à barreaux, manger assis sans harnais sur la chaise, boire le lait dans un gobelet une fois par jour plutôt qu’au biberon deux fois par jour, un nouveau groupe d’amis dont plusieurs heureusement retrouvés, parmi lesquels la belle Alice. Un grand jour donc.

Aujourd’hui était aussi le retour des vacances. Pour maman et papa au travail après deux semaines de congé, pour fiston après une semaine de grasses matinées. Incapable de lui retirer Lion des mains pendant la marche de la maison à la garderie, je craignais le pire.

Il y avait donc une possibilité non nulle de chocs émotifs et de crises pour mon petit renard, d’une soirée mouvementée pour lui et moi – puisque Chéri est à l’extérieur pour le travail jusqu’à demain soir. Et pourtant…

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Défoncer les portes

Mon petit renard voue une fascination sans borne aux portes. Les ouvrir, les fermer, en tourner les poignées; vider les armoires et s’y cacher pour mieux en sortir et faire coucou, ses petits doigts dans l’entrebâillement de la porte trahissant sa présence.

couvre-poignée-de-porte

Chéri et moi avons remarqué cette semaine qu’à la garderie chaque porte est désormais protégée par un couvre-poignée. Nous spéculions à la blague que c’était à cause de notre petit renard. J’ai donc posé la question ce matin en allant le reconduire. Et bien, c’est effectivement le cas! Sa passion inépuisable pour les portes a forcé un changement à la garderie.

Pour se venger, il empile les boîtes, les bacs, les tapis de jeu devant la porte et y grimpe dans l’espoir de réussir à ouvrir la porte. Ces aventures se soldent parfois dans le rire du jeu taquin, parfois dans la frustration de l’échec. Impressionnées par l’habileté l’ingéniosité et la détermination de leur « petit ingénieur », les éducatrices me relatent les faits en riant! Et la mère, pas peu fière.

Défoncer les portes et être un facteur de changement, dès 18 mois. Pis toutte.