Tout un tabac

J’ai récemment célébré mon anniversaire. Cet écueil m’a fait penser à toi et à l’anniversaire de notre relation. De fil en aiguille, j’ai beaucoup réfléchi. Je t’écris cette lettre parce que c’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour te dire ce que j’ai à te dire. C’est très important. Tu t’assieds?

Nous sommes ensemble depuis 20 ans déjà, t’en étais-tu rendu compte? Depuis deux décennies, tu es à mes côtés pour partager mes joies et m’épauler dans les épreuves. C’est plus de la moitié de ma vie! Tu m’as accompagnée dans toutes mes plus grandes décisions et aventures: quitter ma Montréal natale pour réaliser mes études universitaires à Sherbrooke et m’installer dans mon premier appartement, voyager au bout de monde, faire le saut en politique puis prendre la décision d’en sortir, acheter ma première maison, accueillir mes deux magnifiques garçons dans ce monde, le PetitRenard puis le BébéTigre, et alouette! Tu m’as soutenue à travers les ruptures et les séparations, les décès, les blessures et les remises en question, et j’en passe. Lire la suite

Je m’assume : c’est Noël à l’année dans mon coeur

Au travail, je partage un bureau avec des collègues. Pour me faire plaisir, il choisit la musique de Noël sur Songza.  J’adore Noël. Oh oui. Fébrilité hivernale dans mon cœur et anticipation grandiose du temps des fêtes. Cher collègue, merci pour ce moment tendre.

Ça m’a rappelé la conclusion d’un échange sur Twitter, il y a quelques semaines, où je me fais accuser de croire au Père Noël. Entre les lignes, je me fais accuser de rêver en couleurs.

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Justement. Non seulement j’ai le droit de croire au Père Noël, mais j’y crois *encore* au Père Noël et je n’ai *jamais cessé* d’y croire. Et je vais vous dire pourquoi: parce qu’au-delà du mythique personnage, le Père Noël, le vrai de vrai, est la personnification de valeurs auxquels j’adhère et que je souhaite transmettre à mes enfants. Bon, dans mon univers de socialisation, on parle du Père Noël, mais ça pourrait très bien être un autre personnage. L’important n’est pas le personnage, comme ce n’était pas l’échange sur Twitter, mais le message et son objectif, comme le démontre la conclusion dudit échange.
  • Faire le bien, parce que rien ne se crée et rien ne se perd, ou parce que what goes around comes around. C’est assez clair dans les chansons de Noël, ça! He knows if you’ve been bad or good / So be good for goodness sake!
  • Donner généreusement et penser à ce qui fera plaisir aux autres. Noël, c’est recevoir des cadeaux, mais c’est surtout les offrir! Les enfants mettent un moment à comprendre cela, bien entendu, mais l’apprentissage de la générosité se fait par mimétisme, comme pour tout le reste…
  • Prendre le temps. Ceux qui n’aiment pas Noël vivent le temps des fêtes comme une corvée: il faut aller voir la famille, faire des cadeaux, se garrocher dans les magasins, payer une fortune pour le plus récent gadget, etc. Non! Pour moi, le temps des fêtes est un moment pour prendre le temps d’être avec ceux qu’on aime – et prendre le temps de leur dire.

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Mêlez-vous de vos affaires!

Mêlez-vous de vos affaires!

« Please don’t help my kids » est un article provocateur au titre choc qui fait jaser depuis près d’un an – et qui n’a pas fini de faire jaser. Son message? Avis à tous les parents qui pensent intervenir auprès de mon enfant, derechef en ma présence: « Mêlez-vous de vos affaires! »

Please don’t help my kids.

L’auteur dit « please don’t help my kids » à la suite d’une intervention non sollicitée de parents auprès de son enfant au parc. Les mots magiques: intervention non sollicité. Un conseil, une suggestion, ça passe et ils peuvent même être le bienvenus! Mais une intervention, WTF? I couldn’t agree more. Même avant d’avoir des enfants, j’aurais partagé le point de vue de l’auteur. Et vous?

« Please don’t help my kids », s’adresse aussi à ceux qui tentent de toucher mon enfant devant moi sans ma permission parce qu’il est mignon, du high-five à la main sur la tête en passant par la chatouille sur le bras; qui touchaient ma bédaine pendant la grossesse, particulièrement celles que je ne connaissais pas!; qui me disent comment je devrais élever mon enfant, ce qu’il devrait manger, quand et comment, quand il devrait faire la sieste, les jeux qu’il devrait pratiquer ou pas, etc, parce que c’est comme ça qu’on fait et que je ne fais pas bien ça. Toutes ces personnes entrent dans la même catégorie, mais les mots me manquent pour la décrire. Vous avez des idées?

Un méchoui – deuxième partie ou La famille que j’ai choisie

Pour la fête nationale, Chéri et moi avons organisé notre tout premier méchoui. Il y a un mois, je vous parlais des préparatifs, de mes listes, de « ce qu’il faut savoir » sur le méchoui d’agneau : nous avons quitté pour le chalet l’avant-veille du méchoui pour régler les derniers détails. Je n’avais pas de doute quand à la rigueur et à l’efficacité de ma préparation; la cuisson de l’agneau et la météo étaient les deux facteurs d’incertitude. Malgré l’expérience des deux chefs, un bricoleur et un fils de boucher, aucun d’entre eux ou moi ou Chéri n’avait jamais fait de méchoui; la météo incertaine et les prévisions changeantes nous faisaient craindre le pire.

J’ignore si j’avais des attentes élevées en raison de mes souvenirs d’enfance ou si je me serais amusée quoi qu’il arrive. Je dois dire que ce fut un franc succès! Tout était parfait. Et plus encore… Lire la suite

Joyeux « premier » Noël!

Comme le temps passe vite ! Déjà le 22 décembre. Le Père Noël s’affaire à charger son traîneau et à vérifier sa liste une deuxième fois. Les petits lutins courent dans tous les sens pour réaliser leurs tâches immenses. Des rubans revolent sur leur passage, des choux crissent sous leurs pas. Leur détermination n’a d’égale que leur expérience; leur énergie est exacerbée par la frénésie du délai qui approche; leur motivation demeure, année après année, d’aider le Père Noël à apporter la joie dans les coeurs, à faire briller l’espoir dans les yeux, de tous les enfants de la Terre. Il faut croire au Père Noël pour ça ! C’est magique.

Noël. Juste pour moi, c’est l’événement de l’année : les vacances avec Chéri, la grasse matinée, le café alcoolisé à toute heure de la journée, les activités en plein air, les moments en famille, les plats mijotés, l’hiver officiellement arrivé. Avec un bébé, dans l’unité familiale, je vis ça comme le retour à l’enfance, la concentration absolue des bonheurs de famille. Comme un retour aux sources. Dans mon cas, ce n’est pas peu dire, car ceux qui me connaissent savent à quel point je suis une amatrice de Noël, une croyante dévouée, une défenderesse engagée. Lire la suite

Le plus beau voyage

En ce jour de la Saint-Jean-Baptiste, Fête nationale du Québec, un mot sur une chanson qui m’habite, me hante, me fait vibrer. Le plus beau voyage, de Claude Gauthier. Un pan de notre identité, un morceau d’anthologie et une parcelle de notre avenir.

C’est plus fort que moi. Je ne peux m’empêcher cette tournure de phrase étrange: je suis cette chanson. Je la suis et je l’est un peu davantage avec chaque écoute.

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