Presto! Une lecture digne du temps des Fêtes

Je me suis commandé un autoclave et autocuiseur en ligne la semaine passée: il est enfin arrivé. « Un quoi?! », vous demandez-vous. Un Presto, le vrai de vrai, pas les modèles au goût du jour qui ne font pas la moitié du travail qu’abat l’original et dont la durée de vie est incomparable. Capacité liquide de mon Presto: 21,8 litres (23 quarts); capacité de bocaux Mason pour faire les conserves dans l’autoclave: 24 pots demi-chopines oui 20 pots chopines ou 7 pots pintes. C’est pas de la petite bière!

En fait, c’est Noël avant Noël pour moi. Et je vous laisse pour poursuivre ma lecture de la soirée.

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Oh joie!
Pis toutte.

Une soirée parfaite

Ça arrive tellement peu souvent que ça mérite une entrée au journal: une soirée parfaite.

D’abord, je mentionne que mon petit garçon est devenu grand aujourd’hui. C’était sa première journée dans le groupe des 18-36 mois à la garderie. Ce changement en implique plusieurs autres: se rendre à la garderie à pieds plutôt qu’en poussette en raison de l’espace de rangement limité sur place et réservé aux poupons, passer du crochet pour les vêtements au casier avec banquette où s’asseoir pour mettre les souliers et les bottes, faire la sieste sur un tapis plutôt que dans un lit à barreaux, manger assis sans harnais sur la chaise, boire le lait dans un gobelet une fois par jour plutôt qu’au biberon deux fois par jour, un nouveau groupe d’amis dont plusieurs heureusement retrouvés, parmi lesquels la belle Alice. Un grand jour donc.

Aujourd’hui était aussi le retour des vacances. Pour maman et papa au travail après deux semaines de congé, pour fiston après une semaine de grasses matinées. Incapable de lui retirer Lion des mains pendant la marche de la maison à la garderie, je craignais le pire.

Il y avait donc une possibilité non nulle de chocs émotifs et de crises pour mon petit renard, d’une soirée mouvementée pour lui et moi – puisque Chéri est à l’extérieur pour le travail jusqu’à demain soir. Et pourtant…

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Un méchoui – deuxième partie ou La famille que j’ai choisie

Pour la fête nationale, Chéri et moi avons organisé notre tout premier méchoui. Il y a un mois, je vous parlais des préparatifs, de mes listes, de « ce qu’il faut savoir » sur le méchoui d’agneau : nous avons quitté pour le chalet l’avant-veille du méchoui pour régler les derniers détails. Je n’avais pas de doute quand à la rigueur et à l’efficacité de ma préparation; la cuisson de l’agneau et la météo étaient les deux facteurs d’incertitude. Malgré l’expérience des deux chefs, un bricoleur et un fils de boucher, aucun d’entre eux ou moi ou Chéri n’avait jamais fait de méchoui; la météo incertaine et les prévisions changeantes nous faisaient craindre le pire.

J’ignore si j’avais des attentes élevées en raison de mes souvenirs d’enfance ou si je me serais amusée quoi qu’il arrive. Je dois dire que ce fut un franc succès! Tout était parfait. Et plus encore… Lire la suite

Un méchoui – première partie

Quand j’étais toute petite, ma marraine et mon parrain organisaient un énorme méchoui en août de chaque année. Deux agneaux sur braise de feu de bois, arrosés de « limonade » (dont j’ignore toujours la recette secrète): les enfants se levaient aux aurores pour y insérer un nombre infini de gousses d’ail, après quoi nous étions autorisés à retourner nous coucher pendant que les hommes ravivaient les braises du feu de la veille pour une grillade réussie, et embrochaient les bêtes. Ça cuisait toute la journée. Les enfants couraient partout dans le terrain, les adultes fêtaient, c’était le bonheur. Le souper se déroulait sous chapiteau où des dizaines de convives se délectaient de la viande locale grillée sur place et d’accompagnements fournis par un traiteur du coin qui fournissait aussi la vaisselle. Parlez-en à n’importe qui dans ma famille: de si beaux souvenirs.

Cette fête annuelle a bien entendu contribué à faire de moi l’hôtesse que je suis. Je n’avais toutefois jamais *encore* organisé de méchoui. J’en parle depuis quatre ou cinq ans. Je n’en pouvais plus: ce sera cette année! 27 adultes et 9 enfants seront attablés pour le souper, alors que 15 et 4 d’entre eux piqueront la tente pour la nuit. Lire la suite

Joyeux « premier » Noël!

Comme le temps passe vite ! Déjà le 22 décembre. Le Père Noël s’affaire à charger son traîneau et à vérifier sa liste une deuxième fois. Les petits lutins courent dans tous les sens pour réaliser leurs tâches immenses. Des rubans revolent sur leur passage, des choux crissent sous leurs pas. Leur détermination n’a d’égale que leur expérience; leur énergie est exacerbée par la frénésie du délai qui approche; leur motivation demeure, année après année, d’aider le Père Noël à apporter la joie dans les coeurs, à faire briller l’espoir dans les yeux, de tous les enfants de la Terre. Il faut croire au Père Noël pour ça ! C’est magique.

Noël. Juste pour moi, c’est l’événement de l’année : les vacances avec Chéri, la grasse matinée, le café alcoolisé à toute heure de la journée, les activités en plein air, les moments en famille, les plats mijotés, l’hiver officiellement arrivé. Avec un bébé, dans l’unité familiale, je vis ça comme le retour à l’enfance, la concentration absolue des bonheurs de famille. Comme un retour aux sources. Dans mon cas, ce n’est pas peu dire, car ceux qui me connaissent savent à quel point je suis une amatrice de Noël, une croyante dévouée, une défenderesse engagée. Lire la suite

Un matin matinal

Mon petit renard a le sommeil agité ces temps-ci. Le champion des siestes a refusé d’obtempérer toute la semaine – sauf lundi avec son grand-papa, samedi avec sa mamie et dimanche avec son papa. Il chiale la nuit mais au moins sait se rendormir tout seul, la majorité du temps. Et moi, j’ai le sommeil léger d’une maman énervée par le premier Noël de son fils, par la recherche d’une garderie, par le manque de sommeil chronique.

Ce matin, ne pas réussir à se rendormir après que bébé eusse chigner à 5 heures du matin: frustrant.

En profiter pour se lever dans une maison silencieuse, prendre une longue douche chaude, siroter son café en robe de chambre en regardant la neige tomber et en appréciant son sapin de Noël allumé dans la pénombre du salon: bonheur.

Non mais, faut trouver les petits plaisirs dans les tranches de vie!

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Le sapin du premier Noël de mon petit renard. Les bas de Noël de toute la famille collés à la fenêtre, parce qu’on n’a pas de cheminée.
Vous trouvez la boule du « premier Noël » de Bernard?

Du bonheur

Le soleil pointe ses rayons par la fenêtre. 8h, il fait déjà chaud. Bernard rit dans son lit, c’est ce qui me réveille. Il sourit à la vie. Il accueille la nouvelle journée avec la vigueur et l’insouciance que confèrent à l’enfance l’ignorance de la souffrance et de la peur du lendemain. C’est si beau, ce rire cristallin; j’en ai le sourire fendu jusqu’aux oreilles et le cœur en fête. Ça vient de mon ventre à moi, cette boule de bonheur. J’ai fabriqué ça, avec chéri. Je n’en reviens tout simplement pas encore, j’espère ne jamais cesser d’en être éblouie. Lire la suite