Joyeux « premier » Noël!

Comme le temps passe vite ! Déjà le 22 décembre. Le Père Noël s’affaire à charger son traîneau et à vérifier sa liste une deuxième fois. Les petits lutins courent dans tous les sens pour réaliser leurs tâches immenses. Des rubans revolent sur leur passage, des choux crissent sous leurs pas. Leur détermination n’a d’égale que leur expérience; leur énergie est exacerbée par la frénésie du délai qui approche; leur motivation demeure, année après année, d’aider le Père Noël à apporter la joie dans les coeurs, à faire briller l’espoir dans les yeux, de tous les enfants de la Terre. Il faut croire au Père Noël pour ça ! C’est magique.

Noël. Juste pour moi, c’est l’événement de l’année : les vacances avec Chéri, la grasse matinée, le café alcoolisé à toute heure de la journée, les activités en plein air, les moments en famille, les plats mijotés, l’hiver officiellement arrivé. Avec un bébé, dans l’unité familiale, je vis ça comme le retour à l’enfance, la concentration absolue des bonheurs de famille. Comme un retour aux sources. Dans mon cas, ce n’est pas peu dire, car ceux qui me connaissent savent à quel point je suis une amatrice de Noël, une croyante dévouée, une défenderesse engagée.

Je décore la maison (dedans et dehors), je prépare des petits plats de circonstance, je tiens mordicus à mon sapin naturel, je porte mon chapeau de Père Noël du 5 décembre au 5 janvier, je répands l’esprit des Fêtes autant que possible. Depuis plusieurs semaines, les sentiments habituels des Fêtes m’envahissent : fébrilité, enthousiasme, excitation, énervement. Cette année, on ajoute au mélange émotivité accrue, pleurs rieurs, fierté de la progéniture, sentiment de devoir face à la croyance et de responsabilité quant à la compréhension et la perception de Noël. Je verse des larmes émues plus facilement qu’auparavant en écoutant les classiques de la saison, je rie de joie aux larmes en voyant mon garçon ébahi devant le sapin décoré, Bernard a un chandail de Noël qu’il a porté pour aller voir le Père Noël, mon petit renard a même son propre bonnet rouge et blanc dont le pompon le fascine éminemment.

Décorer la maison, fêter, s’offrir des cadeaux. Aller voir le Père Noël, faire des listes et lui écrire, placer les biscuits et le lait près du sapin. Tout ça n’est qu’un prétexte à se retrouver — en soi, en famille, entre amis, en communauté.

Mon petit renard si heureux de rencontrer le Père Noël!

Alors que les autres enfants (en pleurs!) de son âge sont accompagnés de leur maman… mon petit renard va comme un grand rencontrer le Père Noël!

Comme parents, il me semble que la manière dont nous approchons les premiers Noëls de nos enfants sera déterminante sur leur avenir. Vous pensez que j’exagère? À travers Noël, de sa signification profonde à son interprétation contemporaine, en passant par ses traditions et activités connexes, les enfants apprennent beaucoup de choses essentielles et intègrent des valeurs à vitesse grand V ! Le désir et le besoin, la consommation, le partage, l’amour, la croyance en l’invisible, le don de soi, les activités en famille, la place et la valeur des traditions et de l’histoire nationales et familiales, l’amour, le sacrifice, les privilèges et entorses à la routine, la reconnaissance, l’espoir. Bien entendu, ce n’est pas seulement dans le temps des Fêtes que ces processus se déploient, mais toute l’année. C’est que j’ai l’impression que les enfants intègrent tout cela plus vivement pendant les Fêtes en raison de leur attachement à cette période qu’on souhaite magique, à ces moments qu’on veut uniques.

En effet, comme parent, je souhaite seulement pouvoir permettre à mes enfants de vivre des Noëls aussi féériques que ceux de ma jeunesse le furent. J’ai été chanceuse et privilégiée; malgré quelques embûches et des épisodes de douleur, j’ai eu une enfance et une jeunesse très heureuse pour laquelle je ne peux que remercier mes parents. À travers Noël, mais aussi et surtout à travers la philosophie de vie de mes parents qui se sont servis de Noël pour mettre l’accent sur quelques principes, j’ai compris l’importance de la famille et que son fonctionnement repose sur les épaules de chacun de ses membres qui doivent y contribuer. J’ai réalisé que toutes nos décisions font des ronds dans l’eau et que nous en sommes responsables, qu’il est important de prendre le temps de s’arrêter pour faire le bilan, faire une introspection, réfléchir, avant de se projeter dans l’avenir — de faire cela périodiquement, et pourquoi pas avant la nouvelle année ? J’ai appris à gérer mes attentes, parce que le Père Noël ne peut pas offrir à tous les enfants tout ce qu’ils désirent; d’ailleurs, aujourd’hui, le Père Noël n’apporte que trois cadeaux à chaque enfant, les autres étant offerts par ceux qui aiment un enfant et souhaitent le gâter. J’ai découvert que la vie est fragile et que le bonheur tient à très peu de choses, qu’il ne faut pas attendre les occasions spéciales, mais plutôt qu’il faut les stimuler dans les moments les plus simples et banals de tous les jours. Que les souvenirs les plus marquants sont souvent issus de la quotidienneté rehaussée d’une intention marquée de faire sourire, d’une petite attention rendue grande avec le temps. Et ça fonctionne !

2012, c’est le premier Noël de mon petit renard. C’est aussi le premier Noël de mon blogue. Un autre Noël, qui marque le temps qui passe et ouvre une porte sur l’avenir. Pendant que je regarderai mon fils déballer ses premiers cadeaux, la gorge nouée et les yeux embués, je penserai aux Noël de mon enfance et à tous ceux qui s’en viennent pour notre famille. Je penserai à ceux qui n’ont pas la chance de vivre ces moments privilégiés, à ceux qui vivent dans le besoin, et je serai reconnaissante. Je prierai pour que mon fils comprenne que Noël est un privilège et qu’il apprenne à partager avec enthousiasme. Je remercierai mes parents d’avoir fait de moi qui je suis et j’espérerai au plus profond de moi que mon fils dise un jour la même chose de moi. Voilà en fait mon vœu de Noël, ce que je demande cette année et pour toutes les années à venir au Père Noël.

Mais encore, remarquez, je pense à cela et je pense comme cela tous les jours. Parce que Noël c’est dans le cœur, et c’est toute l’année qu’il faut l’y fêter.

Joyeux Noël à toutes et à tous, et merci pour tout !

Une réflexion sur “Joyeux « premier » Noël!

  1. Ping : Je m’assume : c’est Noël à l’année dans mon coeur | Toutte. Pis toutte.

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