Je ne me « câlisse » pas du coeur de ma vie

En plein Forum mondial de la langue française, une première dont tous se pètent les bretelles, nous devons admettre que nous sommes en guerre pour assurer la survivance de notre langue. Et bien au-delà, pour qu’elle vive de toute sa vigueur, qu’elle s’épanouisse de toute sa richesse, qu’elle vibre de toutes ses couleurs. Lire la suite

Le plus beau voyage

En ce jour de la Saint-Jean-Baptiste, Fête nationale du Québec, un mot sur une chanson qui m’habite, me hante, me fait vibrer. Le plus beau voyage, de Claude Gauthier. Un pan de notre identité, un morceau d’anthologie et une parcelle de notre avenir.

C’est plus fort que moi. Je ne peux m’empêcher cette tournure de phrase étrange: je suis cette chanson. Je la suis et je l’est un peu davantage avec chaque écoute.

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Le ras-le-bol de casseroles

J’en parlais la semaine dernière: Line Beauchamp, Michelle Courchesne, même combat – celui de Jean Charest pour l’augmentation des frais de scolarité. La condescendance de l’approche globale, la spin horrible sur la démission de Line Beauchamp et la mauvaise foi dans le blitz de négos ont précédé le coup de gueule de la loi 78. C’est partie remise aujourd’hui, les négociations reprenaient à 14h. À suivre. En attendant, dans la catégorie «Espérons-pas-si-inutile mais nécessaire»: faites du bruit!

Samedi, c’était le baptême de mon fils. Après le barbecue dans le jardin, pour lequel nous avions loué un haut-parleur de manif, il nous a fait le plus grand bien de joué à fond la caisse le désormais classique et ô combien prophétique Libérez-nous des libéraux en tapant sur nos casseroles. Mes trois nièces de trois ans s’en donnaient à cœur joie, sous l’œil attendri et fier de leurs parents et oncle et tante. À Ahuntsic, ça marche tous les soirs avec des casseroles, un concert égayé par notre trompette, en direct du balcon, alors qu’on vient de coucher Fiston.

Parce que c’est peut-être-inutile-de-manifester-mais-espérons-que-non, et que c’est absolument nécessaire-de-participer-à-la-démocratie-et-pas-juste-dans-les-manifs, on se défoule sur nos casseroles chaque soir et sur Internet aussi souvent qu’on veut à casseroles78.com. En attendant les élections générales…

Les cols bleus, les cols blancs, toutes les écoles confondues
Faut se ruer dans la rue, au printemps comme une crue
Faire éclater notre ras-le-bol, une débâcle de casseroles
Trêve de paroles, faites du bruit!
Un charivari pour chavirer ce parti, comme en Argentine, en Bolivie
D’un pôle à l’autre, c’est un constat continental :
À bas le bulldozer libéral !

Libérez-nous des libéraux!, Loco Locass (paroles, vidéo)

*I can* believe it’s not butter. Et vous?

À la suite de la démission de Line Beauchamps comme ministre de l’Éducation et députée de Bourassa, trois questions se posent.

1. Mais qui donc démission avec un si grand sourire? Condescendance, arrogance, je n’en sais que trop rien, mais c’est franchement dérangeant.

2. Dans son point de presse, Line Beauchamp a sans conteste abusé du mot personnellement ne porte-t-il pas à croire que la décision n’est pas trop personnelle? Comme dans «trop, c’est comme pas assez», je n’y crois pas trop. La question se pose et génère la suivante.

3. Line Beauchamp, Michelle Courchesne, même combat: Jean Charest? Je veux dire, tout le monde le sait que le dégel des frais de scolarité est un combat personnel de Jean Charest, une mission qu’il s’est fixée. Après l’échec de plusieurs de ses projets chouchou, comme la réingénierie de l’État, il ne lâchera pas le morceau, d’autant plus que les étudiants, et les jeunes de manière générale, ne sont pas une clientèle «naturelle» du PLQ – ni même une clientèle qui l’intéresse. Même s’il est ministre responsable de la Jeunesse.

L’intention de spin de ce point de presse est tellement manifeste que ça me prendrait un temps fou à contrer chaque ligne avec les arguments et les faits contraires. Mais c’est possible, et si bébé n’était pas en train de se réveiller, j’aurais un vilain plaisir à réaliser cet exercice. Lire la suite

Concours « Créateurs d’avenir » : mon coup de coeur

Le concours Créateurs d’avenir – le top 25 de la relève au Québec est une superbe initiative du journal Les Affaires: «mettre en valeur les jeunes leaders les plus prometteurs», les 40 ans et moins qui se démarquent par leur leadership, leur créativité et leur dynamisme. Ce concours attribuera quatre bourses mais sélectionnera 25 jeunes dont le profil sera publié dans Les Affaires. Vision, leadership, créativité, réalisations, engagement dans la communauté : voilà les cinq critères de sélection qui guideront les délibérations du jury. Les internautes sont aussi appelés à voter pour une candidature « Coup de cœur » qui se verra décerner le premier prix.

Une belle visibilité pour les jeunes de tous les horizons qui s’impliquent dans leur milieu – et pas juste dans le milieu des affaires. Du moins, c’est ce que l’on ose espérer. À première vue la plupart des candidats ont un profil d’affaires. En fouillant, on se rend compte qu’il n’y a pas que le business qui stimule le démarrage d’entreprises. Il y a quelques entrepreneurs sociaux dans le lot, dont un que je connais et qui mérite que vous fassiez sa connaissance : Guillaume Lavoie, directeur exécutif de Mission Leadership Québec et du Collège Néo-classique. Lire la suite