Quand serre le cancer 

Hier soir, comme tous les soirs, comme la routine du dodo, avachie dans mon lit, je déroule Facebook pour conclure la journée. Quelles actualités m’étaient passées sous le nez? Quelles nouvelles de potes ou de connaissances éloignées étaient susceptibles de me faire réagir? On ne s’attend à rien, on fait le tour par habitude, par réflexe, avec apathie presque. Puis ça fesse: il est mort. Je suis bouleversée.

Pourtant, je n’étais même pas vraiment proche de lui. Je côtoie bien encore quelques-uns des gars du groupe, mais sans plus, vraiment. Je ne savais même pas qu’il luttait contre le cancer.

Pourtant, ce matin encore, je ne retiens pas mes larmes. Pis encore, je suis incontrôlable. Mon PetitRenard me demandait pourquoi je pleure. « Parce qu’un ami de maman est parti dans les étoiles. » Salut.
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La vie, un cri à la fois

Le 10 septembre est la Journée mondiale de la prévention du suicide. Voilà bien un fléau dont il faut parler sans gêne à l’année longue, mais faire le point sur ce sujet malheureusement trop tabou une fois l’an n’est pas de trop.

À l’échelle mondiale, on compte un million de suicides et dix millions de nouveaux endeuillés chaque année. Au Québec, le suicide est la cause de trois décès par jour. En 2009, ce sont 1068 personnes qui se sont enlevé la vie et des milliers d’autres qui ont été affectées par un deuil douloureux.

Cette année, l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) a lancé une belle initiative: un blogue dont les billets visent à contribuer à la prévention du suicide. Une des agentes de mobilisation de l’AQPS m’a contactée pour me demander de contribuer. (Je la connais pour avoir eu le privilège de la côtoyer, elle aussi, collègue au sein du (feu) Conseil permanent de la jeunesse.)

Mon billet sur le blogue de l’AQPS —–> La vie, un cri à la fois

N.B.: J’y cite Pauline Julien. Sur ma page Facebook, une amie se questionne sur ce choix. J’avoue candidement que j’avais oublié que Pauline Julien s’était enlevée la vie. Mea culpa. Sa mort est associée dans mon esprit à la maladie dont elle souffrait: l’aphasie dégénérative. Cela rappelle le débat sur  sur la question de mourir dans la dignité

4 septembre 2012 : Un jour historique pour la reconnaissance de l’égalité entre les femmes et les hommes

En cette ère nouvelle qui s’amorce dans la politique québécoise, je me permets de vous partager la conclusion d’une analyse de la presse écrite des rapports de sexe en travail social effectuée en 2010. Aux yeux de l’immense mobilisation populaire du printemps Québécois, vous me permettrez de saluer cette grande dame, Mme Pauline Marois, première ministre du Québec.

(Extrait de l’Analyse du discours actuel de la presse écrite – Pauline Marois, décembre 2010)

Conclusion

L’analyse du discours actuel de la presse écrite a permis d’étayer la manière dont les médias de la presse contribuent à consolider les rapports de force entre les sexes, les classes sociales et les cultures. L’auteur a clairement démontré la force réactionnaire qu’ils représentent à l’encontre du progrès social, de l’égalité entre les femmes et les hommes et des mouvements sociaux qui luttent contre leur oppression. Si la mobilisation populaire ne doit pas s’articuler par l’entremise des médias de masse, il importe donc de comprendre comment articuler l’action collective afin d’éviter les pièges relayés dans cette analyse. À ce titre, l’auteur juge utile de rappeler la dialectique profonde de l’universel et du particulier dans le singulier :

D’une part, l’identité se différencie dans un processus de division interne pour actualiser toutes ses potentialités et ses configurations singulières; d’autre part, la différence cherche à se dépasser dans un universel plus riche et plus concret. (Jouthe, 1993, p. 11)

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C’est le temps des… vacances?!

En ce splendide dimanche matin, nos premières vacances en familles sont officiellement commencées En direct de La Tuque, en route vers Péribonka, je pense à vous. Avant de quitter pour une semaine, je vous laisse sur un éditorial enflammé! Lire la suite

Je ne me « câlisse » pas du coeur de ma vie

En plein Forum mondial de la langue française, une première dont tous se pètent les bretelles, nous devons admettre que nous sommes en guerre pour assurer la survivance de notre langue. Et bien au-delà, pour qu’elle vive de toute sa vigueur, qu’elle s’épanouisse de toute sa richesse, qu’elle vibre de toutes ses couleurs. Lire la suite